Pour comprendre comment le coaching peut apporter des bénéfices à l’adolescent(e) neuroatypique, il est utile de bien distinguer la particularité neurodivergente de la personne elle-même. L’adolescent(e) a une neuroatypie mais il n’est pas la neuroatypie.
Les éléments révélés lors du diagnostic permettent de comprendre et donc de dissocier :
- Les comportements qui appartiennent au trouble. La personne ne peut pas, même si elle veut et investit son énergie en ce sens.
- Les comportements qui appartiennent à l’adolescent(e). La personne veut faire, elle a la capacité de le faire mais elle n’y arrive pas.
Dans le premier cas, il n’y a que les professionnels de la santé qui peuvent prescrire et mettre en place un protocole adapté.
Dans le second cas, le coach accompagne l’adolescent(e) en tenant compte de sa spécificité. Faire la distinction entre le trouble et la personne permet à l’adolescent(e) de bien conscientiser ce qu’il lui appartient de changer. Le champ d’actions ainsi définit, l’adolescent(e) peut observer et apprécier sa progression de manière objective. C’est le premier pas vers la confiance.
Tarifs et infos pratiques
Dans le cadre du coaching Neurodiversité, il peut être utile de s’appuyer sur les observations faites par le professionnel de santé quant aux manifestations issues du trouble. Cela permet d’adapter au mieux les attentes du coaching.
Où ?
Chez moi au : 126 Av du Général de Gaulle, Sartrouville
Cet accompagnement ne se fait qu’en présentiel.
Quand ?
Les séances se font sur RDV, en semaine mais aussi le samedi matin et pendant les vacances scolaires.
Combien de séances ?
Ce nombre est à décider à l’issue de la séance découverte et peut s’adapter aux besoins réels.
Décider d’un nombre de séances n’engage pas contractuellement. Il permet de poser le cadre temporel, indispensable au suivi de la progression du coaché.
Tarifs
La séance découverte d’une heure : 60€
Il est indispensable que le jeune vive son coaching avec plaisir. Certaines caractéristiques des troubles neuroatypiques ne permettent pas à la personne de tenir plus d’une demi-heure aussi plusieurs options sont possibles.
- 80 € / séance d’1 heure
- 65€ / séance de 45 minutes
- 50€ / séance de 30 minutes
Modalités de paiement
Les paiements sont effectués à la fin de chaque séance en espèce, en carte bancaire ou par chèque libellé à l’ordre d’Isabelle Deschamps
Qu’est-ce que la neurodiversité ?
La neurodiversité aussi appelée neuroatypie ou neurodivergence englobe une diversité de profils neurologiques différents parmi lesquels se trouvent :
- Les TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme, qui incluent le syndrome Asperger)
- La constellation des “Dys” (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie…)
- Les TDAH (Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité)
- Les HP (Haut Potentiel)
- Le Syndrome Gilles de la Tourette
Les cerveaux des personnes neuroatypiques fonctionnent différemment de la norme ou de la majorité de la population. Cette divergence peut se manifester à différents niveaux, notamment dans le traitement de l’information, les modes de communication, la perception sensorielle ou encore les interactions sociales.
Il n’est pas rare qu’une même personne « collectionne » plusieurs neurodiversités comme l’autisme et le TDA-H, le haut-potentiel et la dyslexie ou le Tourette et la dyspraxie. Les combinaisons sont multiples.
Le Dr Tarek Kassem, Directeur de l’Académie de la Neurodiversité à Montréal, attire l’attention sur le fait que les différences neurologiques ont toujours existé. Elles sont une composante de la biodiversité et non pas des pathologies à éradiquer.
L’ensemble des personnes présentant une particularité cognitive constituerait environ 10% à 15% de la population mondiale, ce qui n’a rien d’un cas isolé ! Précisons toutefois que cette estimation a valeur d’indicateur et qu’elle s’affinera au fil des études.
Qui peut effectuer un diagnostic ?
Certaines neuroatypies ont des manifestations visibles et d’autres non.
Dans le premier cas, elles attirent l’attention et la consultation vient assez rapidement.
Dans le second cas, quand les manifestations sont invisibles parce que la personne les ressent intérieurement mais n’en fait pas mention et/ou qu’elle développe des stratégies d’adaptation, il n’est pas évident de songer à une consultation.
Les neurodivergences sont difficiles à diagnostiquer du fait d’une confusion possible entre le trouble lui-même, la personnalité, l’impact de l’environnement ou du contexte situationnel de la personne, la capacité de l’individu à s’adapter ou à contrôler les signes…
Pour ces raisons, il est indispensable que les professionnels de la santé soient spécifiquement formés sur la neurodiversité au cours de leurs études ou lors d’une spécialisation.
Les praticiens spécialisés habilités à poser un diagnostic de neuroatypie sont :
- Les psychiatres
- Les neurologues
- Les psychologues
- Les orthophonistes
- Les psychomotriciens
Les différences neurologiques peuvent occasionner des difficultés conséquentes dans la vie des personnes neuroatypiques et de leur entourage. Il conviendra de les considérer sans les minimiser pour identifier et mettre en place, avec les professionnels de santé, les soutien et accompagnement adaptés (traitements médicamenteux, thérapie/suivi psychologique et/ou psychiatrique, rééducation…)
Il est aussi essentiel de garder à l’esprit que les différences neurologiques peuvent aussi devenir de sérieux atouts quand les personnes neuroatypiques expriment et libèrent leur plein potentiel.
De nombreuses personnes publiques ont une neuroatypie. Lesquelles connaissez-vous sur le trombinoscope qui suit ?

Quel est l’intérêt de savoir ?
Les personnes dont le fonctionnement neurologique s’éloigne de la norme peuvent être stigmatisées et leur différence considérée comme une anomalie ou une déficience.
Accueillir et accepter la neurodiversité, c’est reconnaître que la variabilité neurologique de l’espèce humaine est une richesse extraordinaire et qu’elle doit pouvoir s’exprimer aussi librement que possible.
A l’échelle de l’individu, connaître sa neuroatypie constitue bien souvent la pièce du puzzle qui manque pour enfin se comprendre, comprendre son histoire et ses relations avec les autres. La connaissance et la compréhension de soi-même créent un socle solide sur lequel la personne peut s’appuyer pour progresser en confiance.
L’enjeu de cette reconnaissance est de ne plus percevoir sa différence comme un handicap mais bien comme un fonctionnement différent qui amène lui aussi des points forts et des atouts. Dès lors, s’approprier sa particularité pour en faire une force ouvre tous les possibles.
Enfin si l’on considère la dimension émotionnelle, il est fréquemment observé que la pose du diagnostic peut apporter un grand soulagement, enlever de la culpabilité, baisser le niveau d’angoisse et propulser la personne dans une nouvelle dynamique.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur la neurodiversité ?
Les ouvrages existant sur le sujet sont de plus en plus nombreux et souvent techniques. Parmi eux, je recommande ces deux références pour leur facilité de compréhension :


